
Cette étude vise à déterminer la contribution respective des prélèvements obligatoires et des prestations en espèces à la réduction des inégalités. Elle s’appuie sur une approche de série temporelle en coupe transversale et sur les micro‑données du Luxembourg Income Study, couvrant plus de 67 observations pour 22 pays. Sont mesurés, d’une part, le niveau initial des inégalités, le niveau des inégalités après transferts bruts, ainsi que le niveau des inégalités après prélèvements directs et indirects. D’autre part, des indices de progressivité et de niveau des prélèvements obligatoires et des transferts sont calculés pour chaque couple pays‑année.
Cette méthodologie permet d’analyser les profils nationaux des systèmes socio‑fiscaux et les canaux par lesquels ils contribuent à la réduction des inégalités. Le premier apport original de l’étude réside dans le traitement conjoint des prélèvements obligatoires et des transferts en espèces. Le second apport concerne la prise en compte, par imputation, de l’ensemble des cotisations sociales employeur, des cotisations sociales salarié lorsqu’elles ne sont pas renseignées dans les données, ainsi que de l’effet de la TVA.